Jizz

2026

 

Bois de chevreuil avec des poèmes pyrogravés.

Le Jizz dont parle Baptiste Morizot dans ses écrits est une empreinte, une présence fugace qui symbolise à elle seule l’être vivant qui la laisse en passant. Un bois de cervidé qui dépasse des fougères le temps d’un souffle est un exemple qui m’est proche. Ces bois sont souvent associés aux trophées de chasse quand ils sont rattachés au buste de l’animal empaillé. Mais c’est sous forme de mue que je les récupère et je veux leur donner un statut noble, presque sacré : celui d’une œuvre d’art. J’y grave des poèmes inspirés de mes lectures de Baptiste Morizot. Le bois est brûlé, noircit, comme la branche du pin landais qui devient charbon.